Propositions pour redonner aux parisiens l’accès à leurs piscines et sortir de la grève qui dure depuis près d’un an et demi

Paris veut devenir la capitale des jeux olympiques dans un avenir proche.La Mairie de Paris affiche sa volonté de mettre en œuvre un plan « nager à Paris » de renouvellement de l’offre de piscines, et il sera alors nécessaire de refonder globalement les usages des piscines parisiennes ce qui n’est pas l’objet du présent vœu. La grève du personnel des piscines de Paris dure depuis un an et quatre mois, et l’absence de solution rend aujourd’hui la situation catastrophique, plus de dix piscines (sur quarante à Paris) ayant été fermées simultanément pendant la moitié des mois d’avril et de mai, selon les décomptes précis d’une association d’usagers.

La piscine Georges Rigal du XIe arrondissement est particulièrement touchée, ayant, trois mois de suite, fermé plus de dix jours dans le mois.

Cette situation est totalement incompatible avec les deux volontés précédemment citées.

Le ras-le-bol des parisiens est manifeste, certains usagers en venant aux actes, en témoigne l’occupation de l’un des bassins de la piscine Georges Rigal au-delà de ses horaires de fermeture le 3 juin dernier par un collectif d’usagers mécontents.

Les élus du groupe d’Union de la droite et du centre tiennent à rappeler qu’ils ne sont pas contre le droit de grève, mais qu’ils considèrent qu’il est de la responsabilité de la Mairie d’en sortir au bout de près d’un an et demi.

Face à la passivité manifeste de la Mairie qui détient aujourd’hui le record de la grève parisienne la plus longue sur les quarante dernières années, il est de la responsabilité des élus du groupe d’Union de la droite et du centre de formuler des propositions constructives pour redonner aux parisiens la jouissance des équipements sportifs qu’ils financent par leurs impôts.

Les élus du groupe d’Union de la droite et du centre ont déjà interpelé la Mairie du XIe arrondissement en conseil du 10 juin 2014 dans un vœu rejeté par la majorité.

 

Sur proposition de Jacques Lefort, les élus du groupe d’Union de la droite et du centre ont demandé :

  • qu’un affichage en temps réel des bassins en grève soit réalisé de façon fiable et réactive par la Mairie, ce qui devrait être facilité par la récente décision de justice obligeant les grévistes à se déclarer 48 heures à l’avance,
  • qu’il soit étudié activement la possibilité de remplacer un agent en grève dans une piscine par un agent volontaire d’une autre piscine, pour éviter qu’un seul agent manquant suffise à bloquer la totalité de la piscine dans le cadre de grèves tournantes pénalisantes pour les usagers,
  • qu’un plan rigoureux de maintenance préventive des équipements techniques soit réalisé, pour éviter que les pannes à répétition, et se succédant parfois de façon étonnamment méthodique, ne conduise à fermer les bassins quand bien même aucune grève n’ait lieu,
  • que les vacances d’été donnent lieu à des horaires aménagés et larges, permettant à tous les publics de l’arrondissement de profiter du bain durant l’été, non seulement durant la journée mais également le soir, pour ceux qui continuent à travailler en juillet et en août,
  • que le personnel des piscines reçoive une prime indexée sur le taux de fréquentation annuel des bassins, de façon à créer une émulation en faveur de la pratique sportive, et que cette prime soit proposée en lieu et place de l’augmentation dominicale en cours de négociation, de façon à en alléger de façon substantielle la charge pour les finances de la ville,
  • qu’un échange plus transparent ait lieu sur les conditions des négociations en cours avec les personnels, celle-ci devant inclure des représentants des conseils de quartier des deux piscines concernées, ainsi que des représentants des associations d’usagers, de façon à ce qu’une solution globale puisse être trouvée satisfaisant toutes les parties,
  • que, si cette situation de grève larvée ne se débloquait pas à court terme, en dépit des efforts affichés de la Mairie de Paris pour résoudre le conflit, cette dernière ait le courage d’assumer un passage en délégation de service public de la gestion de ces piscines, au moins partiellement, de façon à assurer la continuité du service public aux parisiens à un moindre coût global, et sur des horaires plus étendus.