Plan d’action pour améliorer la propreté des rues de Paris

Une majorité de Parisiens ne sont pas satisfaits du niveau de la propreté à Paris. Le Maire honoraire de Paris, peu après la fin de son mandat en 2014, avait déclaré : « Je m’aperçois qu’il y a des choses où j’ai peut-être cédé trop vite […] Du point du service public par exemple de la propreté ». La Maire de Paris avait annoncé le 10 avril dernier la présentation prochaine d’un « plan d’action » pour améliorer la propreté des rues de Paris, sans qu’il n’ait été dévoilé à ce jour.

Notre ville, l’une des premières destinations touristiques mondiales, n’est classée que 31ème sur 40 pour le critère de la propreté selon une étude du site TripAdvisor (2012).

La Ville prélève chaque année une taxe de balayage pour couvrir les dépenses de nettoiement des rues, cet impôt ayant augmenté de 600 % en 2011 pour certains ménages parisiens.

Les postes budgétaires doivent impérativement être tous pourvus dans l’arrondissement afin de ne pas désorganiser l’ensemble du service de propreté.

Le bilan social de la Direction de la Propreté et de l’Eau fait apparaître un taux d’absence compressible élevé (9,83 % pour 2013), trahissant un malaise des agents et une mauvaise organisation des services.

L’organisation du nettoiement des rues n’est pas répartie de façon optimale dans la journée, provoquant par exemple de fortes gênes à la circulation lorsque les engins de ramassage circulent sur une rue à une seule voie au moment des trajets domicile-travail (rue de la Roquette par exemple).

Le remplacement des sacs des corbeilles de rues n’est pas suffisamment fréquent, ce qui incite à des dépôts sauvages qui sont ensuite particulièrement difficiles à éradiquer, et ce phénomène a été amplifié par le dernier modèle des corbeilles de rue.

Certaines rues commerçantes et leurs rues adjacentes (rue Popincourt par exemple) sont saturées d’emballages voire de dépôts interdits, faute de dispositifs de récupération adaptés ; de nombreuses rues sont encombrées sur de longues périodes par des poubelles d’immeubles en attente, faute de coordination entre les horaires de sortie de ces poubelles et celle de passage des camions de ramassage (rue Sedaine par exemple).

Le balayage des rues pourrait être plus efficace et moins pénible si les agents étaient plus largement équipés de moyens mécaniques et si le matériel était moins vétuste.

La lutte contre les épanchements d’urine nécessite l’implantation de mobilier urbain supplémentaire (rue Gonnet par exemple) et l’élargissement des horaires des sanisettes.

L’application internet mobile « Dans ma rue » ne fonctionne pas de manière optimale pour permettre une résolution rapide des anomalies en matière de propreté.

Sur proposition de M. Eric GARANDEAU, les élus du groupe d’Union de la droite et du centre ont demandé :

  • que la Mairie du XIe présente au plus vite à la Mairie de Paris son plan d’action pour améliorer la propreté des rues de l’arrondissement, comprenant nécessairement :
    • l’affectation d’agents à tous les postes budgétaires créées au sein des divisions locales de propreté ;
    • un volet pour lutter contre l’absentéisme compressible par une meilleure prise en compte de la pénibilité et de la difficulté des conditions de travail ;
    • une meilleure répartition des opérations de nettoiement dans la journée pour garantir un état constant de propreté, une gêne minimisée de la circulation aux horaires les plus sensibles, et une présence limitée dans le temps des poubelles d’immeubles sur les trottoirs ;
    • l’augmentation du nombre de corbeilles de rues et une fréquence plus élevée de renouvellement de leurs sacs ;
    • l’accroissement du nombre de poubelles dans les rues commerçantes pour empêcher les dépôts sauvages de cartons ;
    • le recours plus systématique à la mécanisation du nettoiement des rues : aspirateurs électriques de déchets, etc. ;
    • l’augmentation du nombre de sanisettes et de mobilier adapté dans les quartiers où les épanchements d’urines sont fréquents, qu’ils soient humains ou canins ;
    • l’élargissement des horaires d’ouverture des sanisettes dans les quartiers qui le nécessitent ;
  • qu’il soit demandé à la Maire de Paris que des brigades vertes soient créées afin de permettre aux différents maires d’arrondissement de disposer de véritables prérogatives en matière de propreté ; qu’à cette fin les directions locales de la propreté soient déléguées aux arrondissements.

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